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Études sociales

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Les études sociales sont une matière interdisciplinaire et riche en contenu qui permet aux élèves d’apprendre tout au long de leur vie. Elle s’appuie sur l’histoire, la géographie, l’éducation civique, l’économie et d’autres disciplines. Les études sociales offrent aux élèves la possibilité de découvrir et d’apprécier les idées qui ont façonné l’Alberta, le Canada et le monde au fil du temps. Les élèves acquièrent des connaissances de base et construisent une compréhension des relations entre les personnes, les lieux et les environnements. Ils acquièrent un ensemble de connaissances essentielles sur des problématiques controversées historiques et contemporaines. Les élèves revoient le contenu au fur et à mesure que les connaissances s’accumulent d’une année à l’autre. En études sociales, les élèves développent des compétences qui les préparent à mener une vie épanouie et à jouer un rôle important dans notre société démocratique.
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Idée organisatrice
Histoire : Comprendre l’histoire de notre province, de notre nation et du monde et acquérir une littératie culturelle nous permettent d’apprécier la richesse variée de notre héritage humain commun d’écrits, d’artéfacts, d’histoires, de croyances, d’idées et de grandes réalisations culturelles et artistiques originaux de différentes époques et de différents lieux. Les leçons du passé et la connaissance de diverses expériences nous aident à surmonter l’ignorance et les préjugés et à reconnaitre notre humanité et notre dignité communes.
Question directrice
Comment le monde a-t-il changé avec la colonisation de l’Amérique du Nord?
Question directrice
Comment l’Alberta et le Nord-Ouest se sont-ils développés pendant l’expansion de l’Ouest?
Question directrice
Quel a été l’effet de la grande migration sur les débuts du Canada moderne?
Résultat d’apprentissage
Les élèves décrivent les principaux évènements de l’exploration européenne, le contact avec les Premières Nations, le commerce des fourrures et l’expansion de la Nouvelle-France.
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent comment les rivalités dans le commerce des fourrures, les premières explorations, le règne de la Police à cheval du Nord-Ouest et les traités ont mené à la colonisation précoce et au transfert de la Terre de Rupert au Dominion du Canada.
Résultat d’apprentissage
Les élèves étudient et expliquent l’effet de la grande migration et de la guerre de 1812 sur la société, la culture et les institutions en Amérique du Nord britannique.
Connaissances
Concept de « l’ère moderne » – l’ère européenne de la découverte, de l’exploration et de la colonisation (début de l’ère moderne, 1450-1750) : la recherche de routes maritimes vers l’Inde, les Indes orientales – Christophe Colomb aux « Indes occidentales » (1492); Vasco de Gama autour du cap de Bonne-Espérance vers l’Inde (1497-1499); le voyage de circumnavigation de Ferdinand Magellan (1519-1522).

Contact précoce entre les Européens et les peuples autochtones : Jean Cabot et les Grands Bancs, l’argent de mer (Angleterre, 1497), Jacques Cartier (France, 1534-1541) et la colonie de malfaiteurs au Cap Rouge.

Rencontres précoces avec le chef de la tribu Stadacona, Donnacona, enlèvement de ses deux fils et détérioration des relations, scorbut, remède à base de thé d’écorce de cèdre, découverte de la « Route du Canada ».

Origine du nom Canada (Kanata), premier club social (Order of Good Cheer, 1606) et rencontre avec Sagamore Membertou (Mi’kmaq).

Fondation de la Nouvelle-France : Samuel de Champlain (1605-1632), Port-Royal, Habitation de Québec, Stadacona, Hochelaga, Croix sur le Mont-Royal « réclamé » pour la France.
Compréhension
Les origines européennes du concept des époques historiques reflètent la perspective dominante Ancien Monde-Nouveau Monde.

Bien que les premiers explorateurs européens soient venus en Amérique du Nord à la recherche de routes vers les Indes orientales pour des épices et des métaux précieux, ils ont trouvé des poissons et des fourrures qui les ont attirés pour explorer et coloniser la Nouvelle-France et l’Amérique du Nord, et les premiers établissements ont lutté pour leur survie.

Les bonnes relations se sont effritées lorsque des conflits sont apparus à propos de la prise de « captifs », Donnacona et ses deux fils, de retour en France où leur voyage de retour a été retardé et où ils ont fini par mourir.

Le nom du pays et les pratiques sociales populaires ont des origines autochtones et coloniales françaises.

La France a revendiqué une grande partie des débuts du Canada de 1605 à 1760 et a laissé un héritage culturel et une empreinte durables.
Habiletés et procédures
Reconnaitre le concept d’âges ou d’époques européennes et déterminer le « début de l’ère moderne » de la colonisation.

Expliquer comment les poissons et les fourrures ont mené à l’exploration et au développement colonial de la Nouvelle-France.

Examiner les preuves pour expliquer comment les relations entre les Autochtones et les Français se sont détériorées au cours des premières années.

Expliquer l’importance des coutumes, des langues et des pratiques autochtones dans la formation de la culture canadienne primitive.

Construire une ligne du temps montrant les évènements clés de la fondation, de la croissance et du développement de la Nouvelle France de 1605 à 1763.
Connaissances
Rivalités dans le commerce des fourrures – la concurrence entre la Compagnie de la Baie d’Hudson (1760) et la Compagnie du Nord-Ouest (Nor’Westers) pour le contrôle des principales routes commerciales, à partir de Cumberland House (1774), y compris Anthony Henday vers les Rocheuses, La Vérendrye dans l’Ouest américain.

Postes de traite des fourrures dans la région d’Athabasca : Postes de Peter Pond et de la Compagnie du Nord-Ouest, Fort Chipewyan (1788) et Fort Edmonton (1795).

Les femmes, pour la plupart métisses, étaient présentes dans le pays de la traite des fourrures et beaucoup se sont mariées avec des commerçants vivant à la façon du pays.

Culture des Cris des plaines et bison comme aliment de base – utilisation de toutes les parties de l’animal, utilisation du pemmican (viande de bison séchée à haute énergie avec des baies) utilisé par les commerçants frontaliers.

Ouvrir la voie à l’agriculture – expédition du capitaine John Palliser (1859-1862) et origine du Triangle de Palliser – les terres fertiles des Prairies.

Transfert de la Terre de Rupert au Dominion du Canada, 1869 et répercussion sur le Nord-Ouest.
Compréhension
La Compagnie de la Baie d’Hudson, basée à Londres, revendique toutes les terres et les rivières se déversant dans la baie d’Hudson (couvrant un tiers du continent) et fait face à une rude concurrence de la part des commerçants de Montréal qui contrôlent la région des Grands Lacs et plus à l’ouest.

Le fort Chipewyan, sur le lac Athabasca, était le lieu de résidence des commerçants, des Cris, des De'nés et des Métis, et fut la base des explorations nordiques d’Alexander Mackenzie.

Alexander Mackenzie (1789; 1792-1793), commerçant de la Compagnie du Nord-Ouest, a voyagé en canoé et à pied à la recherche d’un passage du Nord-Ouest vers le Pacifique. Au lieu de cela, il a remonté un grand fleuve jusqu’à la mer de Beaufort dans l’Arctique, puis a traversé les montagnes Rocheuses jusqu’à l’océan Pacifique.

La nourriture à base de viande séchée a d’abord été produite par les Cris des plaines à partir de viande de bison pulvérisée et de baies (pemmican) et a été largement utilisée par les explorateurs de l’Arctique.

Le rapport de l’expédition de Palliser a éveillé les gens à l’existence d’un triangle fertile et a encouragé l’établissement de l’agriculture.

Le premier ministre John A. Macdonald et le membre principal de son cabinet, George E. Cartier, concluent l’accord de transfert de la Terre de Rupert au Canada.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : étudier certains passages clés appropriés de la charte de la Compagnie de la Baie d’Hudson, du 1er mai 1670. Combien de terres ont été accordées à la Compagnie de la Baie d’Hudson par leur charte?

Poser une question : Qui était Peter Pond et quel rôle a-t-il joué dans le commerce des fourrures et l’exploration du Nord-Ouest?

Continuité et changement : Comment les noms des grands fleuves nous aident-ils à nous souvenir du passé?

Poser des questions : Pourquoi le pemmican est-il encore bien connu aujourd’hui? Quels sont les produits alimentaires qui ressemblent le plus au pemmican?

Cause et effet : Qu’est-ce qui a motivé l’expédition de Palliser et quel a été son effet sur l’agriculture en Alberta?

Poser une question : La reprise de la Terre de Rupert a-t-elle été une bonne affaire pour le gouvernement canadien?
Connaissances
La grande migration (1800-1850) et l’arrivée de huit-millions d’immigrants d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande en Amérique du Nord britannique et dans les treize colonies américaines. La population de l’Amérique du Nord britannique (Haut-Canada, Bas-Canada, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve) était de 461 000 en 1806, mais elle est passée à 750 000 en 1821 et à 2 300 000 en 1850. Le flot d’immigrants provenait d’un échantillon représentatif de classes (nanties et démunies) et de nationalités (émigrants anglais, irlandais catholiques et protestants, écossais des Highlands et des Lowlands, et luthériens germanophones). Les nouveaux arrivants ont survécu aux traversées difficiles de l’Atlantique et ont revendiqué le droit de débarquer dans ce qu’on appelle le « nouveau pays ».

La guerre coloniale de 1812-1814 et le règlement de paix :
  • les causes de la guerre de 1812 et la déclaration de guerre
  • les évènements militaires clés, dont la bataille de Détroit
  • l’alliance britannique avec Tecumseh
  • Sir Isaac Brock à Queenston Heights (1812)
  • la mort de Tecumseh (Moraviantown, 1813)
  • les campagnes britanniques de 1814
  • le Traité de Gand (1814).
Compréhension
La grande migration des peuples britanniques a façonné la société, les coutumes, les structures et les pratiques de la population, comme le montrent explicitement les expériences des pionniers du Haut-Canada. La plupart des colons étaient des hommes, mais la population comprenait également des pionnières comme Susanna Moodie, qui a défriché une ferme près de Peterborough, au Haut-Canada, dans les années 1830, et qui a vécu dans la ville plus établie de Belleville, au Haut-Canada, dans les années 1840.

La guerre de 1812-1814 a commencé par une attaque américaine sur le Haut-Canada, a conduit à une série de représailles britanniques sur la côte est des États-Unis, et a abouti à un match nul sans changement de frontières. Elle a peut-être renforcé le sentiment de solidarité entre les Nord-Américains britanniques et a produit des symboles de fierté nationale.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : Lire à voix haute et étudier de courts passages adaptés à l’âge (dans la langue originale) des célèbres récits de Susanna Moodie, Roughing It in the Bush et Life in the Clearings. Pourquoi Susanna Moodie était-elle si découragée durant ses premières années et qu’est-ce qui a changé pour lui remonter le moral?

Expliquer la continuité et le changement avec une ligne du temps montrant les évènements de la guerre de 1812 de 1812 (invasion du Haut-Canada) à 1815 (bataille de La Nouvelle-Orléans).

Déterminer les moments décisifs de la guerre continentale.
Connaissances
Les habiletés de survie saisonnière partagées par les Premières Nations comprennent :
  • les méthodes et techniques de transport sur terre et sur eau
  • l’accès aux médicaments et aux sources de nourriture par la cueillette, la chasse et la plantation
  • les méthodes de conservation des aliments
  • les moyens de construire des abris adaptés aux modes de vie et aux saisons
  • les moyens de fabriquer des vêtements à partir de la terre.
Compréhension
Certains peuples autochtones ont aidé les nouveaux arrivants en leur transmettant des connaissances et des enseignements pour les aider à survivre.

Certains nouveaux colons luttaient encore pour survivre en Amérique du Nord malgré le soutien des Premières Nations; d’autres s’adaptaient mieux.
Habiletés et procédures
Faire des recherches sur les défis auxquels les nouveaux colons ont été confrontés dans ce qui est aujourd’hui le Canada et déterminer comment les communautés autochtones les ont parfois soutenus.
Connaissances
Origine et évolution de la Police à cheval du Nord-Ouest (PCN-O) – l’ordre public pour encourager la colonisation (1873-1905).

Le quartier général de la PCN-O se trouve à Fort MacLeod, en Alberta, puis à Regina, en Saskatchewan.
Compréhension
Les perspectives sur la présence de la PCN-O chez les Premières Nations et les colons étaient à la fois positives et négatives, la police montée étant généralement considérée comme plus fiable et digne de confiance que son homologue américain.
Habiletés et procédures
Faire un croquis d’un agent de la PCN-O en uniforme : Pourquoi la police montée est-elle souvent représentée à cheval?

Examiner les multiples perspectives sur la présence de la PCN-O dans l’Ouest et le Nord-Ouest canadiens selon les comptes rendus originaux dans les documents primaires ainsi que les sources secondaires.
Connaissances
L’histoire d’une jeune femme du Haut-Canada, Laura Secord, avertissant les Britanniques avant la bataille de Beaver Dam (23 juin 1813) est légendaire.
Compréhension
Légende de Laura Secord, héroïne canadienne de la guerre de 1812, en séparant le mythe de la réalité, et pourquoi son avertissement aux Britanniques n’a été honoré qu’en 1853.

Sa réputation a inspiré la création des bonbons au chocolat Laura Secord.
Habiletés et procédures
Regarder la vidéo, l’épisode « Laura Secord » de la série des Minutes du patrimoine d’Historica Canada et voir si elle représente bien son rôle.

Poser des questions :
  • Pourquoi des histoires comme celle de Laura Secord deviennent-elles populaires?
  • Quel rôle jouent-elles dans l’élaboration de notre compréhension de l’histoire?
  • Quelles autres histoires pourrions-nous raconter sur la guerre de 1812?
Connaissances
Légende de Madeleine de Verchères, une héroïne canadienne de 14 ans largement connue pour s’être ralliée à la défense de la Nouvelle-France.

La plupart des habitants français de la Nouvelle-France vivaient derrière des fortifications.

Depuis l’époque de Champlain, les relations avec les Iroquois s’étaient détériorées et les villes et villages vivaient dans la crainte d’une attaque, les Iroquois cherchant à conserver la possession de leurs terres.

Verchères est l’une de ces villes, où Madeleine, fille du seigneur, a rallié les défenses en 1692 alors que ses parents étaient absents de leur ferme.
Compréhension
Madeleine de Verchères est considérée comme une héroïne canadienne-française pour son rôle dans la défense de son village contre les Iroquois.

Des siècles plus tard, l’image de Madeleine a été utilisée pour inspirer les femmes à s’engager dans l’effort de guerre au Canada.
Habiletés et procédures
Évaluer différents points de vue : la légende de Madeleine de Verchères peut être vue sous différents angles. Pour qui la jeune Canadienne était-elle une héroïne? Comment les Iroquois pouvaient-ils considérer son acte de ralliement à la défense de son village?
Connaissances
Disparition des troupeaux de bisons – diminution de la population de bisons (également appelés buffles) qui comptait à l’origine quelque 15 millions d’animaux migrateurs.
Compréhension
L’une des premières espèces menacées était le bison des prairies, décimé principalement par les chasseurs qui tiraient sur des centaines de bisons lors d’expéditions.
Habiletés et procédures
Tirer des conclusions : Qu’est-ce qui a causé la quasi-extinction du bison des plaines? Qui ou quoi était responsable de cette disparition?
Connaissances
Lutte pour la réforme et l’union des deux Canadas, en acte d’union, 1820-1841 :
  • les origines du conflit sur la réforme politique – le régime colonial britannique (Pacte de famille et réserves du clergé)
  • système de propriété foncière
  • les influences républicaines américaines
  • la lutte pour les droits politiques, et l’incitation au changement radical (William Lyon Mackenzie dans le Haut-Canada/rebelles, et Louis-Joseph Papineau dans le Bas-Canada/patriotes).
La rébellion de Yonge Street de William Lyon Mackenzie (1837) : Pourquoi elle a échoué et ce qu’elle a apporté à la réforme démocratique.
Compréhension
Les incitations à la réforme démocratique ont déclenché deux rébellions différentes dans le Haut-Canada et le Bas-Canada, chacune ayant des sources similaires, à l’exception du conflit racial sous-jacent à la révolte des Patriotes dans le Bas-Canada.

Le « rebelle fougueux » William Lyon Mackenzie de Toronto a lancé une rébellion qui a échoué, mais il a semé les graines de la réforme démocratique dans la population.
Habiletés et procédures
Lire à voix haute et discuter des passages appropriés des discours et des écrits touchant aux racines des rébellions de 1837 : Sir Francis Bond Head (gouverneur du Haut-Canada), sur le « Tissu social » (A Narrative, 1839), William Lyon Mackenzie, « Rise Freemen from North of the Ridges », 1837; et Louis-Joseph Papineau (chef des patriotes) sur les « Institutions démocratiques » (discours au Conseil législatif, La Minerve, 1833).

Examiner les images des Patriotes qui ont été utilisées pour dépeindre les rébellions. Quels messages ces dessins communiquent-ils sur les gens et les évènements, et pourquoi ces images sont-elles encore bien connues au Québec aujourd’hui?

Examiner les images historiques de l’incendie des bâtiments du Parlement à Montréal, au Canada-Est, en 1848. Pourquoi les loyalistes britanniques étaient-ils assez contrariés pour mettre le feu à l’assemblée coloniale?
Connaissances
Domination coloniale française – société des débuts en Nouvelle-France : premiers habitants français – apothicaire Louis Hébert et sa famille de Paris, Jean Talon, premier recensement, les Filles du roi.

Colonie française : régime seigneurial, seigneurs et habitants, fermes en bandes, fleuve Saint-Laurent et rivière Richelieu.
Compréhension
La grande majorité des premiers colons étaient originaires de la France et le français était la première langue européenne parlée sur le continent.

Les premiers colons français sont devenus progressivement des Canadiens.

La Nouvelle-France avait un système particulier de propriété foncière – le système seigneurial – avec des fermes en bandes et des « rangs » le long des voies navigables.
Habiletés et procédures
Poser des questions : Comment était la vie quotidienne des premiers colons, commerçants, marchands, soldats de garnison, hommes, femmes et enfants français? Rédiger une lettre à envoyer en France pour expliquer les conditions de vie.

Expliquer le fonctionnement du régime seigneurial de la Nouvelle-France en décrivant les devoirs et les responsabilités des seigneurs et des habitants.
Connaissances
Élevage et culture des cowboys : présence de bovins et de chevaux dans les Prairies, arrivée des chevaux au nord, pâturage des bovins, premier troupeau de bovins et de chevaux de la PCN O (1879), anarchie sur le parcours, expansion des troupeaux de bovins (25 000 têtes et 11 000 chevaux, 1882-1883, ranchs Big Four dans le sud de l’Alberta, au sud de Fort Calgary, 1875), au début, Calgary était connue sous le nom de « Cow Town ».
Compréhension
L’élevage est apparu dans la prairie de l’Alberta et a été initié par la première génération de cowboys de l’Ouest qui montaient des chevaux importés d’Europe via les colonies espagnoles (par exemple, le Mexique, l’Argentine).

Les troupeaux de bovins paissaient librement à travers les plaines américaines et au nord du Canada.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : étudier les mots les plus couramment utilisés par les cowboys qui montent à cheval et conduisent le bétail sur le champ de tir. Quels mots de la culture des cowboys (lingo, ranch, rodéo, stampede, lariat, lasso, buckaroo) ont des origines espagnoles? Pourquoi l’influence espagnole?
Connaissances
Un gouvernement responsable :
  • le rapport Durham de 1839
  • l’Acte d’union (1840)
  • le gouverneur général Lord Elgin et la mise en place d’un gouvernement responsable au Canada (1848)
  • en Nouvelle-Écosse, Joseph Howe, éditeur et partisan de la réforme à Halifax, et les réformateurs ont mené le mouvement.
Compréhension
La mise en place d’un gouvernement responsable était un pas vers un gouvernement démocratique car elle garantissait que le gouverneur général était tenu de gouverner avec « les conseils et les avis » d’un organe élu – dans ce cas, les membres élus de l’Assemblée. Aujourd’hui, à Ottawa, c’est la Chambre des communes.
Habiletés et procédures
Dessiner un diagramme pour illustrer l’idée de gouvernement responsable en montrant le Haut-Canada en 1836 et en 1849.
Connaissances
Esclavage en Nouvelle-France : les esclaves et les serviteurs étaient chose courante. En Nouvelle-France, les Noirs étaient considérés comme la « propriété » des colons blancs et le Code noir (livre de règlements) était utilisé, même s’il ne constituait pas la loi officielle. Les esclaves noirs étaient amenés d’Afrique et vendus dans le cadre du commerce transatlantique des marchandises. Quelque 3 600 esclaves vivaient dans la colonie en 1760, lorsque la Nouvelle-France est tombée aux mains des Britanniques.
Compréhension
Les esclaves ont existé en Nouvelle-France jusqu’à son abolition dans le Haut-Canada (1793), puis dans toutes les colonies britanniques d’Amérique du Nord en 1807.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : Discuter de l’esclavage en Nouvelle-France et examiner pourquoi des annonces seraient placées dans les journaux offrant des récompenses pour la capture d’un esclave en fuite.
Connaissances
Jerry Potts (1840-1896) était un éclaireur, interprète et chasseur de premier plan dans le Nord-Ouest.

Le célèbre éleveur noir John Ware (1845–1905), avec sa femme Mildred et sa famille, était un pionnier de l’élevage et un héros populaire en Alberta (Howdy, I’m John Ware, 2020).

Les funérailles de John Ware en 1905 ont été l’une des plus importantes de l’histoire de l’Alberta.
Compréhension
L’éleveur noir John Ware, né esclave en Caroline du Sud, s’est enfui au Canada et, avec sa femme Mildred, a été un pionnier avec une ferme de 160 acres à l’ouest de Calgary.

La mère de Jerry Potts était d’origine kainai-crie et son père était écossais. Il a vécu et travaillé avec des Métis, des Européens et des Premières Nations locales, gagnant leur confiance et leur respect grâce à sa connaissance des prairies et à ses habiletés d’éclaireur.
Habiletés et procédures
Étudier la vie de John Ware et de Jerry Potts. Comment ont-ils contribué au développement de ce qui allait devenir l’Alberta?
Connaissances
Origines de la Colombie-Britannique :
  • James Douglas, gouverneur de l’ile de Vancouver (1851-1863) et gouverneur de la Colombie-Britannique (1858-1864)
  • la croissance et l’expansion de la colonie du Pacifique
  • l’établissement des frontières et des limites – le quarante-neuvième parallèle au Pacifique constituait la frontière entre les États-Unis et le Canada.
Le gouverneur Douglas était un personnage historique important; il est né dans la riche classe marchande écossaise du côté de son père et sa mère était une créole barbadienne « de couleur libre », ce qui signifie qu’elle était d’origine africaine.
Compréhension
L’expansion coloniale a déclenché un débat sur l’avenir de la domination britannique dans les colonies de la côte du Pacifique (Oregon, Washington et Colombie-Britannique). La revendication britannique est mise en jeu par James Douglas, qui supervise un empire du commerce des fourrures en expansion. Douglas négocie des traités d’achat de terres et les Britanniques acceptent de tracer la ligne de démarcation au niveau du quarante-neuvième parallèle.
Habiletés et procédures
Décrire comment James Douglas a développé la Colombie-Britannique et son commerce côtier, parfois au détriment des intérêts des Premières Nations locales. Comment devrions-nous nous souvenir de son héritage complexe?
Connaissances
Expansion du commerce des fourrures vers l’intérieur et le Nord-Ouest : peaux de castor les plus fines (castor gross), voyageurs, coureurs des bois et missionnaires catholiques. commerce du brandy, origine du commerce des fourrures de Montréal, Nor'Westers.

« Robes noires » (missionnaires catholiques), le père Lacombe (1827-1916) prêtre et pionnier.
Compréhension
Le commerce des fourrures est important pour la Nouvelle-France; la frontière est fortifiée et la production agricole sert surtout à faire vivre la population locale.
Habiletés et procédures
Évaluer différents points de vue : À qui appartenaient ces terres? Examiner les revendications territoriales concurrentes des peuples autochtones et des commerçants de fourrures français.

Pourquoi le français a-t-il été la première langue européenne parlée dans ce qui est aujourd’hui l’Alberta?
Connaissances
Culture des céréales et agriculture : installation dans un « océan de prairies », établissement agricole (solitude et difficultés - sècheresse, gelées précoces, sauterelles, feux d’herbe), invention du blé Red Fife (Rev, John Gough Brick, district de Peace River, 1892–1893).

Origines des silos à grain des Prairies : premier silo, Gretna, Manitoba, 1881, stockant le grain pour le charger sur des wagons, le nombre est passé de 90 en 1890 à 454 en 1900.
Compréhension
Les conditions difficiles qui règnent dans les prairies de l’Alberta mettent à l’épreuve la volonté de nombreux agriculteurs, surtout en hiver, et l’isolement et la solitude peuvent parfois rendre la vie difficile. Le blé résistant au gel a prolongé la saison de croissance dans une grande partie des Prairies.

Les silos à grains sont connus sous le nom de « sentinelles des Prairies » et parsèment le paysage, informant les voyageurs des noms des villes, et en tant que symboles des céréales qui poussent dans la région.
Habiletés et procédures
Écrire une lettre exprimant les préoccupations d’une famille d’agriculteurs des Prairies qui a traversé une période difficile au début des années 1890.

Évaluer les différents points de vue : Faut-il sauver les élévateurs à grains des Prairies? Quelle part de notre histoire devrait être préservée? Pourquoi?
Connaissances
Confédération et ajout au Dominion, 1867-1873 : Les colonies britanniques d’Amérique du Nord, confrontées à des menaces liées à la guerre de Sécession (1861-1865), se sont réunies en une union fédérale avec quatre provinces d’origine, l’Ontario (Canada-Ouest/Haut-Canada), le Québec (Canada-Est/Bas-Canada), la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick. Le nouveau Dominion du Canada est officiellement né le 1er juillet 1867, aujourd’hui connu sous le nom de fête du Canada. Le Manitoba (1870), la Colombie-Britannique (1871) et l’Île-du-Prince-Édouard (1873) s’y sont joints plus tard.
Compréhension
Le Dominion du Canada a débuté le 1er juillet 1867 avec quatre provinces d’origine (Ontario, Québec, Nouvelle-Écosse et Nouveau-Brunswick) et le premier Premier ministre John A. Macdonald a réussi à conclure des accords pour obtenir l’admission du Manitoba (1870), de la Colombie-Britannique (1871) et de l’Île-du-Prince-Édouard (1873).
Habiletés et procédures
Continuité et changement : Faire une ligne du temps pour expliquer la séquence des évènements qui ont complété le Dominion de 1867 à 1873. Expliquer quels territoires ont été laissés de côté jusqu’à beaucoup plus tard (1905-1949).
Connaissances
La vie sociale à l’époque de la Confédération : Mercy Coles, fille du premier ministre de l’I.-P.-É. George Coles, a voyagé par voie terrestre jusqu’à la Conférence de Québec (octobre 1864) et a écrit un journal de ses perspectives sur la vie sociale de l’époque dans les milieux politiques d’Ottawa.
Compréhension
Selon Mercy Coles, les femmes vivaient dans des « sphères séparées » à l’époque de la Confédération, dans les années 1860.
Habiletés et procédures
Écrire une courte scène pour une pièce de théâtre mettant en vedette Mercy Coles et mettre l’accent sur l’un des deux épisodes de la vie réelle adaptés à son âge : la discussion avec le premier ministre Leonard Tilley (un veuf) et son père George Coles pendant le trajet en diligence jusqu’à Québec, ou sa période de maladie à l’hôtel de Québec et la visite du Dr Charles Tupper pour vérifier son état.
Connaissances
Débat sur le véritable Père de la Confédération : Trois éminents hommes politiques britanniques d’Amérique du Nord ont joué un rôle clé dans la réalisation de la Confédération canadienne :
  • John A. Macdonald (Kingston, Canada-Ouest)
  • Georges E. Cartier (Montréal, Canada-Est)
  • George Brown (Globe/Toronto/Canada West).
Compréhension
La question de savoir si Macdonald, Cartier ou Brown mérite le plus de crédit en tant que « Pères » de la Confédération est très débattue.

L’éminent caricaturiste politique canadien J. W. Bengough a donné son point de vue personnel dans des dessins caricaturaux, et l’une de ses caricatures politiques s’est penchée sur la question de savoir qui était le véritable Père de la Confédération.
Habiletés et procédures
Examiner et discuter de la célèbre caricature de J. W. Bengough, « Confederation, The Much-Fathered Youngster ». Quelle a été la contribution de John A. Macdonald, Georges E. Cartier et George Brown à la formation de l’union canadienne?
Question directrice
Quel a été l’effet de la colonisation britannique sur les autres colonies britanniques d’Amérique du Nord dans ce qui est devenu le Canada?
Question directrice
Quels sont les facteurs qui ont conduit à la création de la province de l’Alberta en 1905?
Question directrice
Comment le Canada moderne a-t-il été touché par la traite des esclaves de l’Atlantique et son abolition, et par la politique d’immigration canadienne?
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent la chute de la Nouvelle-France, la colonisation britannique et la façon dont la guerre d’indépendance américaine a modifié le cours de l’évolution du Canada et comment les changements au Canada se reflètent dans les emblèmes, les symboles et les chansons du pays.
Résultat d’apprentissage
Les élèves étudient les principaux facteurs qui ont conduit à la création de l’Alberta, y compris la construction de chemins de fer et l’immigration de groupes divers.
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent comment l’esclavage, la lutte pour l’abolition, l’émancipation des personnes réduites en esclavage et la politique d’immigration canadienne ont contribué à façonner les débuts du Canada moderne.
Connaissances
Causes de la chute de la Nouvelle-France – les facteurs critiques de l’abandon du Québec par les Français.
Compréhension
Les guerres en Europe ont préparé le terrain pour la chute de la Nouvelle-France et son abandon.
Habiletés et procédures
Expliquer la cause et l’effet : Qu’est-ce qui a causé la chute de la Nouvelle-France aux mains des Britanniques en 1760 et quel en a été l’effet?
Connaissances
Construction et achèvement du chemin de fer du Canadien Pacifique (CFCP) – de Regina à la Colombie-Britannique (1883-1887), et les mauvais traitements infligés aux cheminots chinois (navvies), les enterrements en masse et l’origine de la taxe d’entrée imposée aux Chinois :
  • Les immigrants de Chine et d’Inde ont été les premiers constructeurs du Canada et de l’Alberta, travaillant dans la construction de chemins de fer, la sylviculture et le commerce de marchandises locales.
  • Les immigrants chinois s’installent dans ce qu’on appelle souvent des « Chinatowns ». On en trouve des exemples qui ont survécu à Edmonton et à Calgary. Les immigrants chinois se sont également installés dans de petites villes des Prairies, où beaucoup d’entre eux étaient entrepreneurs et sont devenus propriétaires d’entreprises.
Compréhension
La construction du chemin de fer du Canadien Pacifique (CFCP) était considérée comme un projet national avec des « liens qui lient » le Dominion ensemble, mais une grande partie du travail a été effectuée par des travailleurs immigrés, y compris des travailleurs chinois et indiens.

Les immigrants chinois et indiens ont subi une discrimination raciale et des restrictions en matière d’immigration.

Des politiques d’exclusion ont été introduites pour limiter le nombre de Chinois et d’Indiens entrant dans le Dominion. La « Yellow Scare » a déclenché une discrimination ouverte à l’encontre des immigrants chinois, et une forte augmentation du nombre de migrants du sous-continent indien entre 1906 et 1908 a entrainé des restrictions sévères, limitant le nombre d’admissions à moins de 100 par an.
Habiletés et procédures
Examiner les photos du « dernier crampon » du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP). Que vous disent-elles sur ce qui s’est réellement passé lors de la construction de la ligne de chemin de fer?

Examiner les preuves de l’exclusion raciale – comparer la taxe d’entrée imposée aux Chinois de 1885 à 1923 et les restrictions de « plafonnement » de l’immigration indienne de 1908 à 1957.

Comparer et mettre en contraste les expériences des premiers immigrants chinois et indiens. Qu’est-ce qui les a attirés vers l’Ouest du Pacifique et l’Alberta? Pourquoi ont-ils fait l’objet d’une discrimination ouverte et comment s’en sont-ils sortis?
Connaissances
L’esclavage a été officiellement aboli par la loi dans le Haut-Canada à partir de 1793 (gouverneur John Graves Simcoe), puis dans tout l’Empire britannique à partir de 1807 (Slave Trade Act) et de 1833 (Slavery Abolition Act), bien qu’il ait fallu plus de temps pour que la pratique cesse dans certains endroits.

William Wilberforce (1759-1833) était un abolitionniste britannique de premier plan, qui s’est exprimé avec passion au Parlement britannique contre la traite des esclaves.

Arrivée des loyalistes Noirs en quête de liberté pendant et après la guerre d’indépendance américaine (1776-1783) :
  • Plus de 3000 Noirs ont migré vers la Nouvelle-Écosse.
  • Environ 1 500 personnes se sont installées à Birchtown, en Nouvelle-Écosse, et ont subi des souffrances et des discriminations.
  • Environ 1200 des colons Noirs ont quitté Halifax en 1792 pour trouver une vie meilleure en Sierra Leone.
  • Les colons Noirs restants ont formé la première génération de Canadiens Noirs et beaucoup sont encore aujourd’hui en Nouvelle-Écosse.
Compréhension
Les premiers migrants Noirs, connus sous le nom de « loyalistes Noirs », sont arrivés dans les années 1770, s’installant en Nouvelle-Écosse, où ils ont souffert de difficultés et de discrimination. Quelque 1 200 d’entre eux ont abandonné la Nouvelle-Écosse pour la Sierra Leone en Afrique, et les colons restants ont formé la première génération de Néoécossais d’origine africaine.
Habiletés et procédures
Reconnaitre les causes et les effets de l’esclavage américain et ses implications sur l’Amérique du Nord britannique et le Canada, en particulier le voyage et la colonisation à Birchtown, en Nouvelle-Écosse.
Connaissances
Québec sous domination britannique (1760-1776) : Proclamation royale, Acte de Québec, Paix de Paris, et conciliation avec les Canadiens (Canadiens français).
Compréhension
La prise en compte et le traitement des Canadiens français conquis sont une nécessité car les Canadiens constituent la grande majorité de la population.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : les raisons du gouverneur Guy Carleton (Lord Dorchester) pour recommander et soutenir l’Acte de Québec.
Connaissances
Louis Riel, nation métisse, et la suppression de la résistance de la Rivière Rouge et du Nord-Ouest (1869-1885) : le chef métis Louis Riel, le chef de la chasse au bison Gabriel Dumont et deux soulèvements en 1869-1870 (Rivière Rouge) et 1885 (Saskatchewan).

Le certificat des Métis était une tentative du gouvernement pour compenser la perte de la base territoriale des Métis par leur acquisition de la Terre de Rupert. Très peu de Métis ont réussi à échanger des certificats contre des terres.

Après la mort de Riel, les Métis ont fui vers l’ouest, dans ce qui est aujourd’hui l’Alberta, et de nombreux Métis vivent donc aujourd’hui dans la province.
Compréhension
Le leadeur métis Louis Riel était une figure controversée – considéré comme un héros par les Canadiens français, admiré par les Métis, mais à l’époque qualifié de traitre et de radical de la Frontière occidentale.

Les Métis ont été déplacés à la suite de l’achat de la Terre de Rupert. Les Métis ont été déplacés de leurs terres natales au Manitoba et ont dû faire face à des difficultés en essayant de s’installer plus à l’ouest.

L’Alberta abrite les seuls établissements métis reconnus au Canada.
Habiletés et procédures
Voir l’histoire à travers des yeux différents : Pourquoi le gouvernement fédéral a-t-il considéré Riel comme un traitre? Pourquoi les Métis et les Canadiens français le considéraient-ils comme un héros?

Explorer les défis que les Métis ont dû relever pour s’installer en Alberta. Faire une recherche sur les expériences des Métis qui ont tenté de demander et de recevoir un certificat.

Déterminer les huit établissements métis de l’Alberta.
Connaissances
  • L’esclavage dans le sud des États-Unis.
  • La loi des esclaves fugitifs de 1850 (Fugitive Slave Act) et son effet au Canada.
  • Le chemin de fer souterrain.
  • Abraham Lincoln et la proclamation d’émancipation (1864).
  • Le treizième amendement abolissant l’esclavage.
  • La persistance des lois et coutumes (« Jim Crow ») maintenant la ségrégation.
Compréhension
La route vers la liberté au Canada était connue sous le nom de chemin de fer clandestin et son point d’arrivée était à Amherstberg, près de la ville frontalière de Windsor, dans le Canada-Ouest, qui est aujourd’hui l’Ontario. Les esclaves fugitifs ont établi des fermes dans tout le sud-est de l’Ontario.
Habiletés et procédures
Exercice de réflexion historique : Explorer l’expérience du chemin de fer clandestin.
Connaissances
Acadiens et peuples autochtones : le « Grand Dérangement » (Expulsion des Acadiens, 1755) et la Grande Loi de la Paix (1763) – Ligne de proclamation et reconnaissance des droits fonciers autochtones à l’intérieur et dans le Nord-Ouest.
Compréhension
Des milliers de colons français ont été expulsés lors de la révolution qui couvait dans les Treize Colonies américaines (connues sous le nom de « Le Grand Dérangement » ou « the Great Upheaval »). Cela a été immortalisé dans le poème de Longfellow, « Évangéline ».
Habiletés et procédures
Établir une ligne du temps énumérant les évènements qui ont marqué la déportation et la réinstallation des Acadiens.
Connaissances
L’histoire francophone de l’Alberta :
  • des explorateurs/des voyageurs/des guides/des interprètes
  • le français est la principale langue parlée
  • immigration francophone
  • Les nouveaux arrivants francophones sont originaires du Canada français, de la Nouvelle-Angleterre et d’autres pays francophones d’Europe.
Les missionnaires catholiques et de nombreux clercs ont fondé des villes où les colonisateurs francophones se sont installés, y compris Vegreville, Plamondon, Morinville, Legal, Beaumont et Rouleauville (Calgary).

Droits des langues minoritaires :
  • Les Métis francophones ont défendu les droits linguistiques des Français et les francophones sont progressivement passés du Québec et d’autres provinces à l’Alberta.
  • La première colonie française (1872) a été établie à Lamoureux; dans les années 1890, les colons français ont été attirés par le père Jean-Baptiste Morin; et en 1898, la population autour d’Edmonton comptait 2 250 francophones de langue maternelle.
Père Lacombe (1827-1916), prêtre et pionnier.

Droits linguistiques – Loi sur le Manitoba (1870), Loi sur les Territoires du Nord-Ouest (1875), et droits de F. W. G. Haultain et de l’Alberta, 1886-1891.
Compréhension
Les francophones ont contribué à la création de la province de l’Alberta d’aujourd’hui.

La communauté francophone demeure une partie dynamique et importante du paysage albertain.

Des colonies françaises, distinctes des communautés métisses, se sont développées autour d’Edmonton de 1877 à la fin des années 1890.
Habiletés et procédures
Créer une ligne du temps retraçant l’histoire francophone de l’Alberta.

Reconnaitre les contributions francophones à l’histoire de l’Alberta.

Comparer les différentes histoires locales de St. Albert et Edmonton (toujours distinctes) avec celles de Rouleauville et Calgary (l’enclave de Calgary a été absorbée par le Mission District parce qu’elle était le siège de la mission catholique française, mais les panneaux de rue fournissent des indices sur ses origines catholiques françaises).

Cause et effet : Quels droits des minorités ont été étendus dans l’Acte du Manitoba et quel en a été l’effet?
Connaissances
L’immigration et le racisme : Les sikhs et l’incident du Komagata Maru, 1896-1914 :
  • le refus des autorités portuaires d’autoriser le Komagata Maru à accoster
  • l’arrivée des premiers sikhs dont certains travaillant sur le chemin de fer, dans la sylviculture et l’exploitation forestière
  • le premier temple sikh établi à Vancouver (1908).
Compréhension
La politique d’immigration restrictive a touché les sikhs et les personnes de couleur qui cherchaient refuge au Canada. Quelque 376 migrants sur le Komagata Maru ont été empêchés de débarquer pendant deux mois. La province de la côte Pacifique est restée « britannique » et fidèle à son nom.
Habiletés et procédures
S’attaquer à une question d’éthique : barrer la porte au Komagata Maru en 1914 était un acte explicite de discrimination raciale. Expliquer pourquoi, en vous référant aux preuves de ce qui s’est passé. Examiner la composition des groupes qui composaient les passagers.
  • Pourquoi ont-ils affrété le bateau?
  • Quel était son itinéraire?
  • Que leur est-il arrivé?
Connaissances
Guerre d’indépendance américaine (1776-1783) :
  • loyautés divisées – révolutionnaires américains (républicains/patriotes) et loyalistes de l’Empire-Uni (loyalistes/conservateurs)
  • influence loyaliste et valeurs des conservateurs – monarchie, respect, gouvernement responsable.
Compréhension
Les Britanniques ont cherché à assurer la paix et la loyauté des peuples autochtones en leur promettant des droits fonciers.

Les États-Unis sont une république indépendante née d’une révolution, tandis que l’Amérique du Nord britannique (Québec et Canada) a pris un chemin différent, en maintenant des liens étroits avec la Grande-Bretagne, « la mère patrie ».
Habiletés et procédures
Poser des questions : Sur quelle base les Premières Nations revendiquent-elles une grande partie des terres situées au-delà de la zone habitée de la Nouvelle-France?

Pensée critique : Qu’est-ce qui rend les Canadiens particuliers par rapport aux Américains et aux Britanniques? Qu’avons-nous en commun avec chacun d’eux?
Connaissances
Grande vague d’immigration et de colonisation – la campagne « Last Best West » (1896-1905), arrivée des Galiciens/Ukrainiens (Dr Joseph Oleskiw et voyages en bateau à vapeur parrainés, 1895-1900, et promoteur de l’Alberta, John Plypow, Lamont, 1894).

Ruée vers l’or et ouverture du Klondike : découverte d’or à Bonanza Creek, territoire du Yukon, 1896, ruée de 40 000 prospecteurs, épuisement des gisements d’or, fermeture de la dernière mine, 1966.

Création de la province - origine et termes de l’Autonomy Act (1905), créant l’Alberta et la Saskatchewan; F. W. G. Haultain de l’Alberta s’est battu pour un gouvernement responsable et a favorisé une province de Buffalo plus grande.

Colonie noire en Alberta : premier voyage de l’Oklahoma au Canada, installation à Amber Valley (1909), Junkins (Wildwood), Keystone et Campsie, Alberta; histoires de pionniers de Jefferson Davis Edwards et Agnes Leffler Perry; arrivée du Ku Klux Klan (1920); racisme et disparition éventuelle d’Amber Valley (1940 à 1971); histoires de réussite – l’avocate Violet King et l’enseignante Gwen Hooks.

Les premiers travailleurs et pionniers chinois du Chemin de fer Canadien Pacifique ont ouvert la voie à d’autres migrations, s’installant dans les grands centres. En 1910, Calgary, Edmonton, Medicine Hat et Lethbridge avaient toutes des quartiers chinois. La plupart des immigrants chinois se sont heurtés à un sentiment antichinois et ont créé des entreprises locales, y compris des magasins et des services de blanchisserie. L’histoire de l’ancienne vedette du football d’Edmonton Norman (Normie) Kwong (le tondeur de Chine) et de sa famille est un témoignage de leur succès.
Compréhension
L’Alberta a connu une transition lente et progressive vers le statut de province, influencée par l’avancée de la colonisation de l’Ouest.

Le « Last Best West » était le slogan de la campagne d’immigration européenne du gouvernement canadien sous la direction de Wilfrid Laurier, promettant des terres gratuites pour des milliers de colons.

La ruée vers l’or du Klondike a ouvert le Yukon et les gens sont venus par l’Alberta. Elle a montré les dures réalités d’une économie minière en plein essor et en pleine récession.

Rejoindre le Dominion était l’option privilégiée par Ottawa, mais il y avait d’autres propositions alternatives, y compris le plan de Haultain pour une province du Nord-Ouest plus grande.

Les premières expériences des nouveaux arrivants, tels que les colons noirs, les travailleurs chinois et les agriculteurs huttérites de l’Alberta, illustrent ce que c’est que d’affronter les difficultés dans un nouveau pays.

Le racisme, la discrimination et l’exclusion étaient des réalités quotidiennes, surtout dans les années 1920 et 1930. Certains Noirs albertains ont surmonté les préjugés et ont réussi individuellement. De nombreux pionniers chinois ont persévéré et ont créé des entreprises locales florissantes.
Habiletés et procédures
Examiner les publicités de la campagne « Last Best West » (1896-1905). Qu’est-ce qui a attiré les premiers agriculteurs? Est-ce qu’un tel plan pour l’Alberta fonctionnerait aujourd’hui?

Examiner les photographies des chercheurs d’or dans le col de Chilkoot et découvrir la vie de « Klondike Kate », Kathleen Eloise Rockwell, connue comme la reine du Yukon.

Examiner les preuves : étudier l’Alberta Act and Autonomy Bill (1905) et décrire les frontières actuelles de l’Alberta.

Évaluer l’importance de la croissance et de la disparition d’Amber Valley au fil des ans à l’aide de sources telles que « Black Settlers Come to Alberta », Alberta Land of Opportunity et « The black people in the middle of nowhere; The lost community of Amber Valley, AB ».

Faire des recherches sur l’histoire de la famille de Norman (Normie) Kwong, 1929-2016, le fils d’immigrants chinois de Taishan, Guangdong, Chine, qui est entré au Canada en 1907 et a payé la taxe d’entrée. Expliquer comment Normie et sa famille ont surmonté les préjugés et ont réussi en Alberta.
Connaissances
Symboles, emblèmes et drapeaux du Canada : drapeaux – du drapeau de l’Union Jack à celui du Red Ensign à la feuille d’érable (1964); armoiries (Dominion, 1921, Alberta 1907/1980); hymnes nationaux – God Save the King/Queen (1744), Maple Leaf forever (1867), Canada (1939); symbole – le coquelicot (jour du Souvenir, 11 novembre 1918); et emblème national animal – le castor (1975).
Compréhension
Les symboles et emblèmes changeants racontent l’évolution progressive du Canada, qui est passé, au fil du temps, du statut de colonie britannique à celui de dominion autonome et de société plus canadienne et moins britannique.
Habiletés et procédures
Expliquer l’importance : Qu’est-ce que les changements de drapeaux du Canada nous apprennent sur l’évolution de notre nation?
Connaissances
Résilience des huttérites : le groupe chrétien anabaptiste germanophone est arrivé en Alberta en provenance du Mid-West américain après la Première Guerre mondiale. Il s’est installé dans de petites colonies, cherchant à obtenir la liberté de culte et à échapper au service militaire forcé. Les huttérites portaient des vêtements traditionnels, vivaient dans des communautés séparées et étaient confrontés à la discrimination et aux limites imposées à l’achat de terres rurales.
Compréhension
Les huttérites sont venus chercher refuge et liberté religieuse et ont survécu, en surmontant la résistance locale et la discrimination.
Habiletés et procédures
Faire des recherches et rédiger un rapport sur ce que vous apprenez sur les huttérites de l’Alberta, leurs croyances religieuses, leur vie sociale et culturelle et les sources de la résistance à leur établissement. Comment les huttérites ont-ils réussi à survivre dans les villages près de Magrath, Cardston et Pincher Creek et à s’assurer une place en Alberta?
Connaissances
Première mosquée dans les Prairies – la première mosquée construite au Canada est la mosquée Al-Rashid à Edmonton, en Alberta. Elle a été érigée en 1938 à l’initiative d’une femme musulmane, Hilwie Hamdon, avec des fonds provenant de juifs, de chrétiens et de musulmans. La mosquée a été soutenue par le maire John Fry. À l’époque, il y avait environ 700 musulmans au Canada. La mosquée Al-Rashid a été construite peu après la première mosquée américaine à Ross, dans le Dakota du Nord.
Compréhension
Le soutien mutuel entre les différentes religions et l’architecture des églises des Prairies en forme de « dôme en ognon » et de « dôme en coupole » peuvent nous en apprendre beaucoup sur l’histoire de l’Alberta.
Habiletés et procédures
Étudier les photographies de la mosquée Al-Rashid (1938).

Quelle est la particularité du dôme de la mosquée? Qui était l’architecte? Quels aspects du bâtiment reflètent les influences grecques orthodoxes et ukrainiennes? Distinguez-vous les dômes « ognon » et « coupole »?
Question directrice
Comment les peuples autochtones du Canada moderne ont-ils été touchés par les accords, les traités et la législation, y compris le système des pensionnats?
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent comment la négociation des traités et l’imposition de la Loi sur les Indiens et du régime des pensionnats ont eu des répercussions sur les Premières Nations, les Métis et les Inuit du Canada, tant dans le passé que dans le présent.
Connaissances
Premières Nations et droits fonciers autochtones : expansion des colonies de peuplement dans l’ouest et déplacement des populations autochtones (système des traités).

La Loi sur les Indiens de 1876 a défini la manière dont les communautés des Premières Nations étaient gouvernées, qui est un « Indien » et qui en est exclu. Cherchant à accéder à plus de terres, le gouvernement du Dominion a tenté d’assimiler les peuples autochtones dans la société canadienne dominante. Des amendements entre 1880 et 1905 ont interdit aux peuples autochtones de mener leurs propres cérémonies, de quitter la réserve sans permission, d’acheter de l’alcool, de vendre des produits agricoles, de porter des tenues cérémonielles et de pratiquer des danses traditionnelles.
Compréhension
La Loi sur les Indiens a été créée dans le but de contrôler et d’assimiler les peuples et les communautés autochtones du Canada afin d’avoir accès aux territoires traditionnels autochtones.

Le gouvernement canadien a signé des traités avec les communautés autochtones du Canada afin d’obtenir l’accès aux terres pour la colonisation, les ressources et l’expansion du chemin de fer.
Habiletés et procédures
Décrire comment la Loi sur les Indiens a imposé des limites aux Premières Nations et aux collectivités et a défini leur statut juridique, leurs droits et leurs privilèges.

Examiner les preuves : Pourquoi les chefs cris tels que Mistahi-maskwa (Big Bear) et Pîhtokahanapiwiyin (Poundmaker) refusent de signer le traité n° 6 en 1876? Expliquer pourquoi il a prétendu que l’homme blanc n’avait aucun droit sur les terres du Nord-Ouest.

Lire les termes du traité toujours en vigueur dans sa région de l’Alberta. Que disent-ils? Entre qui sont-ils? En quoi sont-ils encore pertinents aujourd’hui? Que signifie « Nous sommes tous visés par le traité »?
Connaissances
Origines des pensionnats autochtones : La Loi sur les Indiens a été modifiée en 1884 afin que la fréquentation des pensionnats soit obligatoire pour les enfants autochtones âgés de 7 à 16 ans.

Effet sur les élèves autochtones des internats :
  • Les élèves des pensionnats n’étaient pas autorisés à parler leur propre langue ou à pratiquer leur culture.
  • Les parents qui refusaient de remettre leurs enfants aux agents des Indiens étaient passibles d’amendes, d’emprisonnement ou de menaces de perte permanente de leurs enfants.
  • Les conditions de vie dans les pensionnats étaient mauvaises et les visites des familles étaient limitées ou refusées.
  • Les styles et les structures d’enseignement étaient différents des systèmes d’apprentissage traditionnels des communautés autochtones.
  • Les élèves ont été contraints d’abandonner leurs langues et leurs coutumes et pratiques traditionnelles.
Le curriculum était axé sur les métiers professionnels.

Des milliers d’élèves des pensionnats sont morts et ceux qui ont réintégré la société sont appelés « survivants ».

La maladie, la malnutrition, le manque de soins médicaux et la négligence des enfants ont contribué à des milliers de décès. Les anciens élèves des pensionnats sont appelés « survivants » et l’ensemble du système reste une tache noire sur la réputation nationale du Canada en tant que société compatissante, tolérante et bienveillante.
Compréhension
Les dures réalités du système des pensionnats indiens canadiens de 1884 aux années 1970 sont restées largement cachées jusqu’à ces dernières années. L’ampleur de la tragédie a été révélée en juin 2015 avec la publication de l’important rapport du juge Murray Sinclair pour la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2008-2015).
Habiletés et procédures
Écouter une entrevue du chef Wilton Littlechild sur l’expérience des pensionnats. Comment le chef Littlechild raconte-t-il comment il a survécu et est devenu un avocat prospère en Alberta et un défenseur aux Nations unies?

Examiner les preuves : Examiner les mauvais traitements infligés aux élèves autochtones des pensionnats.
  • Pourquoi est-il important de savoir ce qui s’est passé?
  • Comment cette connaissance favorise-t-elle la réconciliation?
Connaissances
L’effet et les abus ont été documentés dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada de 2015, qui a publié 94 « appels à l’action ».
Compréhension
La tragédie des pensionnats autochtones du Canada est mieux connue depuis les enquêtes et le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada. Les témoignages personnels sont révélateurs et l’un des plus puissants est celui du chef Wilton Littlechild, un Cri de la réserve d’Erminiskin, en Alberta, élevé en grande partie dans les pensionnats de 1951 à 1964.
Habiletés et procédures
Lire à haute voix des passages du rapport final de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (2015) et prendre des notes pour résumer les principales conclusions et les recommandations les plus importantes.

Poser des questions fondamentales : Comment les populations autochtones ont-elles été touchées par la perte de leur langue et de leur culture?
Idée organisatrice
Éducation civique : Comprendre pourquoi les sociétés politiques se forment, comment nous sommes gouvernés et comment les décisions et les mesures sont prises, en s’appuyant sur une connaissance approfondie de diverses traditions et idées politiques.
Question directrice
Quelles étaient les premières formes de gouvernement au Canada, de la Nouvelle-France à la domination coloniale britannique?
Question directrice
Qu’est-ce qui a façonné le gouvernement et la politique de l’Alberta et qui rend la province unique?
Question directrice
Quelles sont les ressemblances et les différences entre les formes de gouvernement des Premières Nations et du Canada?
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent comment le gouvernement et la société en Nouvelle-France étaient distinctement français et comment ils ont progressivement évolué vers un système britannique avec ses propres gouverneurs, son parlement et ses tribunaux.
Résultat d’apprentissage
Les élèves étudient le transfert de la Terre de Rupert, les traités, la mise en place d’un gouvernement provincial et les idées politiques qui ont fait progresser le développement de l’Alberta.
Résultat d’apprentissage
Les élèves comparent et opposent les structures, les lois et les pratiques de la Confédération iroquoise et les formes de gouvernement canadiennes.
Connaissances
Gouvernement en Nouvelle-France : Roi, ministre de la Marine et des Colonies, gouverneur, évêque et intendant (comte Frontenac, 1672-1698), évêque François Laval (1659-1688) et intendant Jean Talon (1665-1672), capitaines de milice – régime colonial par correspondance, monnaie de carte à jouer (Jacques de Meulles, 1685), protestation des femmes québécoises (les femmes québécoises, 1757).
Compréhension
Le gouvernement colonial français était de type descendant, du roi de France au gouverneur (Nouvelle-France), qui gouvernait en coopération avec le Conseil Souverain, l’évêque catholique et l’intendant (administrateur colonial) et déclenchait des protestations périodiques.
Habiletés et procédures
Déterminer les faiblesses du gouvernement de la Nouvelle-France. Dans quelle mesure a-t-il été efficace pour apporter des changements ou répondre à des questions gênantes? Combien de temps a-t-il fallu pour obtenir une décision?
Connaissances
Transfert de la Terre de Rupert au Dominion du Canada (1869) et effet sur l’Alberta – une nouvelle frontière pour l’expansion de l’Ouest, contrôlée par Ottawa, 1869-1905.

Traités et système de réserves : la Couronne britannique a négocié des traités avec les peuples des Premières Nations sur le territoire de l’Alberta – le traité no 6 (Alberta centrale, Carlton et Fort Pitt, 1876); le traité no 7 (Alberta du Sud, Blackfoot Crossing, Fort Macleod, 1877), et le traité no 8 (Alberta du Nord au Petit lac des Esclaves, 1899). Trois traités, 45 Premières Nations sur 140 réserves, couvrant 812 771 hectares de terres de réserve.

Les traités sont des documents vivants qui s’appliquent encore aujourd’hui et constituent une partie fondamentale de l’Alberta.

Lutte pour les droits des provinces : Frederick W. G. Haultain et la lutte pour l’autonomie gouvernementale – le premier affrontement avec Ottawa – la résolution Haultain (1892) et ses amendements, le statut de défenseur du gouvernement responsable en Alberta.
Compréhension
Ce qui est aujourd’hui l’Alberta a été transféré de la Couronne britannique au gouvernement fédéral à Ottawa, une étape sur la voie de l’autonomie territoriale.

Les Premières Nations et la Couronne avaient chacune des raisons de signer des traités.

Chaque traité est unique et comprend des dispositions relatives à l’utilisation des terres et aux droits fonciers.

Tous les habitants de l’Alberta sont visés par un traité.

Membre éminent du Conseil législatif territorial, Frederick W. G. Haultain, de Fort MacLeod (Alberta), a défié le lieutenant-gouverneur Edgar Dewdney, représentant du British Colonial Office, et a fait campagne pour un « gouvernement responsable » – un gouvernement responsable devant les représentants élus du peuple.
Habiletés et procédures
Déterminer l’étendue et les limites de la Terre de Rupert au moment du transfert à l’administration du gouvernement canadien.

Faire un tableau montrant les trois principaux traités en Alberta, la date et le lieu principaux de la signature, la région couverte et les dispositions comprises dans chaque traité et les nations représentatives.

Discuter de la signification de « Nous sommes tous des gens de traité ».

Évaluer les différents points de vue : Frederick W. G. Haultain mérite-t-il d’être davantage reconnu comme le père du gouvernement responsable en Alberta?
Connaissances
La Confédération iroquoise (Haudenosaunee), établie par les cinq nations dans les régions frontalières de la partie plus au nord de l’État de New York, offre une fenêtre sur les structures de gouvernance et les principes démocratiques autochtones. La loi a été écrite sur des ceintures de wampum, conçues par Dekanawidah, connu comme le Peacemaker, et son porte-parole, Hiawatha.

La grande loi de paix, ou constitution de la Confédération iroquoise (Haudenosaunee), a fourni une déclaration des principes fondamentaux de la coopération et un ensemble de lois visant à soutenir mutuellement la force et le soutien du groupe, la survie et les relations respectueuses avec les autres. La Confédération iroquoise (Haudenosaunee) était composée de cinq nations : les Sénécas, les Cayougas, les Oneidas, les Onondagas et les Mohawks. Une sixième nation, les Tuscaroras, a été ajoutée en 1722.

La grande loi de paix a établi comment la confédération serait gouvernée, comment les conflits seraient résolus et comment la paix serait maintenue. Chaque nation maintiendrait son propre conseil, avec des chefs choisis par les mères de clans, pour traiter des questions communautaires. Le grand conseil s’occupait des questions générales touchant l’ensemble de la confédération et se voulait un moyen d’unir les différentes nations et de créer un moyen pacifique de prise de décision pour vivre en harmonie.

La Confédération iroquoise était une société matrilinéaire, où les femmes, mères de clan, avaient une autorité et une influence politiques considérables et où les clans étaient constitués de familles élargies qui assumaient la responsabilité de la protection, du leadeurship, du rétablissement de la paix, de la sagesse et de la spiritualité. L’appartenance à un clan pouvait être héréditaire ou se faire par nomination communautaire, mariage ou adoption.

Les gens de la longue maison : La longue maison était un logement pour plusieurs familles et servait également de lieu central pour la prise de décision et les rassemblements culturels.
Compréhension
La Confédération iroquoise (Haudenosaunee) est un modèle de bon gouvernement – une union fédérée de nations, unies par des principes, des lois et des pratiques démocratiques communs visant à maintenir la paix et l’harmonie et à établir des normes de conduite. Elle est fondée sur la coopération et les nations sont liées entre elles dans une relation d’interdépendance, avec des concessions mutuelles entre les nations membres.

La confédération était une société matriarcale (dirigée par les femmes), contrairement à la société européenne primitive dirigée par des hommes avec une ligne d’autorité patriarcale, des rois et une culture à dominance masculine.

Les femmes étaient les chefs de la société car elles étaient reconnues pour leurs dons. Les mères de clan étaient chargées de choisir un chef masculin comme porte-parole ou chef. Le système était modelé sur le respect, le partage des provisions et l’évitement des conflits comme moyens de vivre ensemble. Chacun devait remplir des fonctions particulières pour assurer le bienêtre et la sécurité de la communauté.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : Déterminer les principales dispositions de la grande loi de paix (Haudenosaunee Guide for Educators).

Poser des questions :
  • Quelles sont les occasions offertes aux citoyens de participer à la prise de décision?
  • Dans quelle mesure la confédération a-t-elle adopté les principes d’équité et de justice?
Peser les points de vue : La Grande Loi de la Paix a-t-elle façonné la démocratie américaine?
Connaissances
Monarchie britannique et démocratie parlementaire :
origine de la charte anglaise des droits démocratiques, termes de la Magna Carta (1215), effet immédiat en Angleterre (le roi est responsable devant le conseil des barons) et contribution à la démocratie, au droit et aux droits de la personne au Canada.

La Magna Carta garantissait ces droits : accès à une justice rapide, protection des droits de l’Église, pas de nouveaux impôts sans autorisation, limitation des taxes féodales/impôts et protection contre les emprisonnements abusifs.

Premier conseil anglais de 25 barons établi pour veiller sur le roi et assurer le respect des droits de la Magna Carta, devenant finalement la Chambre des lords au Parlement d’Angleterre (comme le Sénat au Canada).

La Grande Loi de la paix est la constitution sur laquelle la Confédération iroquoise a été fondée.
Compréhension
Les principes essentiels de la liberté dans le monde anglophone et les origines du Parlement remontent à la Magna Carta (Grande Charte en latin).

La Magna Carta a rendu le roi (monarque) responsable devant un conseil de barons représentant le peuple et a influencé les gouvernements du monde entier.

L’une des deux Chambres du Parlement, la Chambre haute nommée (Sénat du Canada) est un héritage de la Magna Carta.

La Grande Loi de la paix a défini la manière dont la confédération serait gouvernée, dont les conflits seraient résolus et dont la paix serait maintenue.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : Étudier certaines clauses clés de la Magna Carta (1215) relatives à l’âge qui seraient encore pertinentes aujourd’hui. Pourquoi des idées telles que la protection contre les emprisonnements abusifs sont-elles encore importantes aujourd’hui?

Comparer et opposer la Magna Carta et la Grande Loi de la Paix de la Confédération iroquoise.

Évaluer les points de vue : La Magna Carta a-t-elle été un héritage durable au Canada?
Connaissances
Gouvernement provincial de l’Alberta : établi à la suite des premières élections (1905), avec une petite assemblée provinciale de 25 sièges et quelque 25 336 électeurs, qui s’est élargie à 59 sièges et 298 087 électeurs en 1921, lorsque les Cultivateurs unis de l’Alberta (UFA) ont pris le pouvoir.
Compréhension
L’Assemblée législative de l’Alberta est basée à Edmonton, la capitale provinciale, et la province est gouvernée par un Premier ministre en conseil (avec son cabinet), selon le système parlementaire britannique. Contrairement au gouvernement fédéral, il n’y a qu’un seul organe législatif, et non deux (Chambre des communes et Sénat), comme à Ottawa.
Habiletés et procédures
Discussion et débat : « Une seule Chambre d’assemblée est tout ce dont l’Alberta a besoin pour fournir un gouvernement sain et efficace ».
Connaissances
Constitution canadienne originale : L’Acte de l’Amérique du Nord britannique, adopté le 29 mars 1867 et entré en vigueur le 1er juillet 1867 (fête du Dominion, plus tard fête du Canada).

L’Acte de l’Amérique du Nord britannique a établi une monarchie constitutionnelle avec un système parlementaire britannique, composé d’un Parlement avec deux organes législatifs, la Chambre des communes (chambre basse élue avec des députés de tout le Canada) et le Sénat (chambre haute nommée), représentant les provinces.

Le système canadien est un système fédéral avec un gouvernement fédéral/national et des gouvernements provinciaux avec un pouvoir partagé entre les deux niveaux. Dans le préambule de l’article 91, le gouvernement national est responsable « de faire des lois pour la paix, l’ordre et le bon gouvernement ».

Le chef d’État officiel reste le roi ou la reine, représenté par le gouverneur général (représentant du roi ou de la reine) et le premier ministre gouverne avec le soutien du conseil élu (cabinet) ou du ministère.

L’autorité gouvernementale est basée sur le principe fondamental du « gouvernement responsable » (pouvoirs du monarque limités par la constitution), en particulier par les pouvoirs du Parlement.
Compréhension
Le modèle britannique original de Westminster conférait simplement au gouvernement du Dominion « tous les droits et privilèges » que l’on trouve dans la tradition britannique incarnée par la monarchie constitutionnelle avec le pouvoir parlementaire au cœur du gouvernement.

« La paix, l’ordre et le bon gouvernement » sont considérés comme les valeurs politiques fondamentales, ce qui contraste fortement avec le principe américain de « la liberté de vie et la poursuite du bonheur ».

Le système de gouvernement canadien est calqué sur le système britannique avec des idées empruntées aux États-Unis et que l’on retrouve également en Australie.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : Comparer deux points de vue différents sur la Confédération du gouverneur général Lord Monck et John A. Macdonald.

Élaborer et produire un bref tableau comparatif du compromis : la constitution canadienne avec la grande loi de paix iroquoise, en utilisant les rubriques suivantes :
  • philosophie de base
  • système fédéral
  • principal organe de décision
  • processus de prise de décision
  • rôle des femmes dans la société politique.
Projet d’apprentissage : Réaliser un projet, produire un court rapport et un plan d’entretien avec un personnage historique important des débuts du Canada. Choisir l’une des figures suivantes :
  • John A. Macdonald
  • Louis Riel
  • Grand Ours
  • Poundmaker
  • Crowfoot
  • Shanawdithit
  • Aatsista-Mahkan
  • Harriet Tubman
  • Mary Ann Shadd
  • Josiah Henson
  • Susanna Moodie
  • George Brown
  • George E. Cartier
  • Hector Langevin
  • Mercy Coles
  • George Simpson
  • Alexander Mackenzie
  • F. W. G. Haultain
  • Amor de Cosmos
  • Donald A. Smith
  • Sam Steele
  • Gabriel Dumont
  • George Vancouver
  • James Douglas
  • Simon Fraser
  • John Molson
  • Mildred Ware
  • Pat Burns
  • John Palliser
  • Henry Wise Wood
  • Matthew Begbie
  • Wilfrid Laurier
  • Honoré Mercier
  • A. C. Rutherford
  • Charles Stanley Monck
  • Stephen Angulialik
  • Peter Pitseolak
  • Lucy Maud Montgomery
  • Nellie McClung
  • Emily Murphy
  • Henrietta Muir Edwards
  • Louise McKinney
  • Irene Parlby.
Connaissances
Le gouvernement a trois branches :
  • le pouvoir exécutif (gouverneur général en conseil/cabinet, y compris le premier ministre)
  • le pouvoir législatif (deux chambres du Parlement)
  • le pouvoir judiciaire (tribunaux, y compris la Cour suprême).
Système de freins et de contrepoids : Le gouverneur général est nommé, mais l’exécutif est élu et issu du Parlement, normalement la Chambre des communes élue. Comme l’exécutif (premier ministre et cabinet/ministère) est issu du Parlement, il peut être défait à la Chambre élue. La situation est différente de celle des États-Unis, où le président ne peut être destitué que par le Congrès par le biais d’une procédure officielle de mise en accusation et de condamnation.

Modifications récentes à la constitution canadienne : En 1982, le Canada a rapatrié sa constitution de la Grande-Bretagne et neuf des dix provinces canadiennes ont convenu avec le gouvernement fédéral d’une nouvelle constitution, qui comprenait la majeure partie de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (aujourd’hui la Loi constitutionnelle de 1867) et ajoutait de nouvelles dispositions, y compris la Charte canadienne des droits et libertés. Désormais, les lois adoptées par le Parlement et la plupart des actions du gouvernement (exécutif) doivent se conformer aux dispositions de la Charte.
Compréhension
Les principes fondamentaux du gouvernement canadien étaient de garantir les droits et les privilèges de la démocratie parlementaire britannique, trois branches distinctes de gouvernement, des freins et un contrepoids et un système fédéral avec un pouvoir partagé entre deux niveaux de gouvernement, national et provincial.
Habiletés et procédures
Expliquer la raison d’être de trois branches du gouvernement et d’un système de freins et de contrepoids.
Idée organisatrice
Géographie : La compréhension du monde dans lequel nous vivons, et des relations entre les personnes et les lieux, s’appuie sur la connaissance des caractéristiques des environnements naturel et politique tels que les océans, les chaines de montagnes et les frontières.
Question directrice
Pourquoi la connaissance géographique est-elle essentielle pour comprendre les changements historiques, les mouvements de population et l’expansion des colonies dans le monde?
Question directrice
Comment les connaissances géographiques aident-elles à comprendre le passé et le présent de l’Alberta?
Question directrice
Que nous apprennent les représentations géographiques sur les caractéristiques naturelles du Canada?
Résultat d’apprentissage
Les élèves repèrent et discutent de l’importance de la localisation géographique des colonies, des routes d’exploration, des migrations des populations et des changements de frontières pour comprendre les développements passés et présents.
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent les personnes, les lieux, les emplacements et les frontières liés à l’Alberta au fil du temps.
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent les formes de relief, les grands cours d’eau, les zones climatiques et les frontières politiques du Canada.
Connaissances
Les communautés des Premières Nations et des Inuit vivaient dans toute l’Amérique du Nord à l’époque du contact entre la France et l’Europe.

Routes d’exploration vers la côte du Pacifique : les routes de James Cook (1768-1778), George Vancouver (1792-1793), Alexander Mackenzie (1793), David Thompson (1799-1800) et Simon Fraser (1807).
Compréhension
Les peuples autochtones vivaient dans de nombreux endroits différents, parlaient des langues différentes et avaient des pratiques culturelles différentes.

De nombreux grands réseaux fluviaux de l’Ouest canadien ont reçu leur nom des premiers explorateurs.
Habiletés et procédures
Interpréter des cartes montrant les différents groupes culturels et linguistiques autochtones d’Amérique du Nord au moment des contacts entre la France et l’Europe.

Repérer les routes des premières explorations dans l’Ouest canadien.

Poser des questions : Pourquoi les grands fleuves portent-ils le nom de commerçants et d’explorateurs européens ou américains? Quels sont les noms des rivières dans la langue autochtone locale?
Connaissances
Les Territoires du Nord-Ouest ont été divisés en 1882 en cinq districts administratifs, dont l’Alberta, l’Athabasca, l’Assiniboine Est, l’Assiniboine Ouest et la Saskatchewan.

Les emplacements géographiques peuvent être décrits en utilisant un positionnement précis sur le globe. Les lieux en Alberta sont situés aux méridiens de longitude et aux parallèles de latitude. La longitude commence au premier méridien à Greenwich, au Royaume-Uni (0 degré de longitude) et la latitude commence à l’équateur (0 degré de latitude). La ligne internationale de changement de date est à 180 degrés de longitude. Les fuseaux horaires suivent les méridiens.

Les noms de lieux de l’Alberta ont des origines très diverses et peuvent être différents dans les langues autochtones.

Les noms de lieux locaux d’origine française comprennent Lamoureux, Leduc, Lacombe, Bonnyville, Morinville, Beaumont, Trochu, Rivière-qui-Barre et Vegreville.
Compréhension
Les noms de deux des cinq districts originaux sont devenus les noms officiels des deux provinces du Dominion en 1905, l’Alberta et la Saskatchewan.

Tous les endroits en Alberta, au Canada et dans le monde ont des emplacements géographiques précis sur le globe, aux points d’intersection de la latitude et de la longitude.

Les noms autochtones des lieux aident à expliquer leur histoire et leur signification.

L’Alberta compte environ 2000 communautés et sites naturels dont les noms sont d’influence française.
Habiletés et procédures
Dessiner une carte de la division des Territoires du Nord-Ouest en 1882, en indiquant l’emplacement de chacun des cinq districts, puis tracer les limites réelles des provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan dès leur création en 1905.

Tester vos habiletés géographiques : trouver la situation géographique des villes de l’Alberta, y compris Edmonton, Calgary, Vegreville, Lloydminster, Lac La Biche, Banff, Brooks et Pincher Creek.

Examiner les noms de lieux : parmi les noms de lieux en langues autochtones locales, citons Edmonton (Beaver Hills House, en cri), Calgary (Elbow, en pied-noir) et Fort Chipewyan (Land of Willows, en déné).

Repérer l’emplacement des colonies francophones et dessiner une carte déterminant les villes d’origine des colonies françaises.
Connaissances
Terres autochtones traditionnelles au début du Canada : situation géographique des peuples des Premières Nations au moment du contact avec les Européens : Les périodes de contact varient en fonction de la région. Pour la côte Est et la région du fleuve Saint-Laurent et des Grands Lacs, la date est 1534 (archives de Jacques Cartier). Pour les Plaines du Sud, c’était 1754. Pour la côte Ouest, c’était 1778.
Compréhension
Les territoires et régions des Premières Nations, des Métis et des Inuit peuvent être mieux compris en relation avec la terre, les liens de parenté, les itinéraires de voyage et les établissements saisonniers, les réseaux commerciaux, les groupes culturels et les familles linguistiques. La plupart des cartes sont des instantanés dans le temps qui ne rendent pas compte des schémas de migration des peuples autochtones au fil du temps.
Habiletés et procédures
Examiner une carte du Canada montrant les peuples des Premières Nations au premier contact avec les Européens, et repérer les régions habitées par les Premières Nations, les Métis et les Inuit dans ce qui est aujourd’hui le Canada.
  • Pourquoi les Premières Nations ont-elles deux noms?
  • Pourquoi les noms ont-ils été « anglicisés »?
Déterminer et retracer les itinéraires de voyage saisonniers ou les réseaux commerciaux des Premières Nations, des Métis et des Inuit.

Comprendre les routes commerciales historiques est-ouest et nord-sud des Premières Nations avec d’autres communautés des Premières Nations. Par exemple, les communautés situées aujourd’hui en Alberta faisaient du commerce avec des communautés (Navajo, Pieds-Noirs) situées aux États-Unis.
Connaissances
Cartes historiques montrant les changements de frontières de la Nouvelle-France (1610-1760) et de l’Amérique du Nord britannique (1763, 1783 et 1815).
Compréhension
La Nouvelle-France et l’Amérique du Nord britannique se sont étendues et les frontières ont changé au fil du temps.
Habiletés et procédures
Tracer les frontières changeantes de la Nouvelle-France et de l’Amérique du Nord britannique entre 1610 et 1815.

Analyser les cartes : Pourquoi la colonie de la Nouvelle-France s’est-elle développée si lentement par rapport aux treize colonies américaines?
Connaissances
Les cartes des reliefs montrent le relief de surface et l’altitude au dessus du niveau de la mer des caractéristiques physiques de l’ensemble du paysage, en indiquant les montagnes, les collines, les vallées, les cols et les petites dépressions (coulées).

Les échelles cartographiques permettent de calculer la distance d’un lieu à un autre sur une carte, généralement mesurée en centimètres à kilomètres ou en pouces à milles.
Compréhension
L’Alberta est une province avec de vastes plaines, des montagnes, des contreforts, des collines et de nombreux lacs, rivières et ruisseaux. L’élévation au-dessus du niveau de la mer va du point le plus bas, Slave River Valley (175 mètres), au point le plus élevé, le mont Columbia (3 747 mètres).
Habiletés et procédures
Calculer le changement d’altitude de Fort Chipewyan au col Crowsnest dans les montagnes Rocheuses. (C’est le genre d’ascension qu’Alexander Mackenzie a entrepris en canoé et à pied dans les années 1790.)

Utiliser une échelle cartographique : sortir une carte de l’Alberta ou en trouver une sur Internet avec une échelle cartographique en bas. Calculer la distance en kilomètres parcourue par la Police à cheval du Nord-Ouest de Regina à Duck Lake pendant le soulèvement des Métis en 1885.
Connaissances
Une région géographique englobe les formes de relief, les cours d’eau, le climat et les barrières naturelles.

Régions de relief du Canada :
  • Bouclier canadien
  • Grands Lacs
  • Basses-terres du Saint-Laurent
  • Région des Appalaches
  • Plaines intérieures
  • Baie d’Hudson ou Basses-terres de l’Arctique
  • Cordillère occidentale
  • Montagnes inuitiennes.
Principaux cours d’eau :
  • Océan Atlantique
  • Océan Pacifique
  • Océan Arctique
  • Golfe du Saint-Laurent
  • Fleuve et voie maritime du Saint-Laurent
  • Grands Lacs
  • Baie d’Hudson et Baie James
  • Baie Nootka
  • Mer des Salish et détroit de Géorgie
  • les grands fleuves, y compris le Mackenzie, le Fraser, le Thompson Columbia et les réseaux fluviaux de la Saskatchewan Nord et Sud.
Zones climatiques du Canada : Sept grandes zones climatiques ont été déterminées :
  • Atlantique
  • Grands Lacs – Basses-terres du Saint-Laurent
  • Prairie
  • Cordillère
  • Pacifique
  • Arctique
  • Subarctique.
Compréhension
Une région de forme de relief est une zone de l’espace physique du paysage présentant des caractéristiques unifiantes, telles qu’une eau libre continue, une montagne, un plateau, une vallée ou un terrain de plaine.

Une zone climatique est une zone de paysage physique présentant des caractéristiques climatiques et météorologiques communes identifiables.

Le climat est le temps qu’il fait dans une région sur une longue période. Chacune des zones dépend de conditions telles que la proximité de grands cours d’eau, l’altitude et la latitude. Le principal facteur déterminant pour qu’une zone climatique soit chaude ou froide est sa latitude, ou sa position géographique au nord de l’équateur.
Habiletés et procédures
Habiletés de cartographie : Sur une carte tracée du Canada, dessiner les principales régions de relief, les cours d’eau et les principaux systèmes fluviaux.

Effectuer des recherches sur Internet : étudier les noms autochtones de ces cours d’eau et les raisons pour lesquelles les Européens les ont rebaptisés.

Créer des liens : Comment les zones climatiques sont-elles liées à la position de la région sur le globe et par rapport aux grands cours d’eau et aux caractéristiques physiques du paysage?

Effectuer des recherches et rédiger un rapport sur l’Arctique canadien, en se concentrant sur l’un des thèmes suivants :
  • le climat et la météo
  • les formes de relief physiques
  • les limites géographiques
  • les communautés autochtones
  • les activités économiques
  • la politique et le gouvernement.
Idée organisatrice
Économie : La connaissance des concepts économiques de base, tels que les besoins, les souhaits, les ressources, le travail, l’innovation, le commerce et les finances, permettra de mieux comprendre les systèmes économiques.
Question directrice
Comment les ressources et les produits disponibles peuvent-ils influencer le commerce et les choix, passés et présents?
Question directrice
Comment les biens et les services sont-ils échangés dans le cadre du commerce?
Question directrice
À quoi ressemble l’économie dans les différentes régions du Canada?
Résultat d’apprentissage
Les élèves comparent les ressources, les produits et les choix pour faire du commerce dans les premières colonies et dans l’Alberta d’aujourd’hui.
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent le commerce et le transport et leur influence sur la distribution des biens et des services, passée et présente.
Résultat d’apprentissage
Les élèves examinent les régions économiques du Canada.
Connaissances
Métropole et arrière-pays est une façon de décrire la relation commerciale entre une mère patrie ou un centre commercial dominant et les colonies, sociétés ou communautés périphériques (Paris, France et Nouvelle-France, Montréal et le Nord-Ouest).

Les principaux produits de la Nouvelle-France destinés à l’exportation vers la France comprenaient les fourrures, le poisson, la graisse de baleine et le blé.

Les principaux produits de base importés en Nouvelle-France en provenance de la mère patrie sont les navires, les mousquets, les couvertures, les articles en laine, les chevaux, les pots et les articles en métal.

Les produits fabriqués en Nouvelle-France pour la consommation locale comprenaient le pain, le maïs, l’avoine, l’orge, les pois, le bétail.
Compréhension
La Nouvelle-France fournit à la France des fourrures (peaux de castor), du poisson et du blé (pour le pain) très prisés et importe la plupart de ses produits finis. La mère patrie limite l’économie de la Nouvelle-France en lui fournissant des produits de base.

Le commerce de la fourrure et du poisson est profitable à la France et la colonie doit produire des produits pour nourrir la population : nourriture, boissons, canoés, articles en bois et blé pour le pain.

Le système commercial français était un commerce triangulaire (mercantilisme) reliant la France, la Nouvelle-France et les Antilles (sources de sucre, de fruits et de légumes).
Habiletés et procédures
Dessiner un schéma cartographique du commerce triangulaire reliant la France, la Nouvelle-France et les Antilles françaises. Indiquer les flux commerciaux triangulaires et les produits qui entrent et sortent de la France.

Réaliser une carte de connaissances pour illustrer la production de biens en Nouvelle-France, tant pour l’exportation que pour la consommation domestique. Montrer les liens entre le blé et le pain, le bétail et les articles en cuir.
Connaissances
Balance commerciale dans le commerce des fourrures du Nord-Ouest – une étude de cas examinant la région commerciale de Fort Chipewyan, 1822 à 1899, signature du traité no 8 (Patricia A. McCormack, Fort Chipewyan et la formation de l’histoire canadienne, 1788-1920, 2010, carte, p. 5).

Ligne du temps des évènements importants :
  • 1822 – premiers bateaux York construits à Fort Chipewyan
  • 1826 – la Compagnie de la Baie d’Hudson retire l’alcool du district de commerce
  • 1869 – le monopole de la Compagnie de la Baie d’Hudson prend fin lorsque la Terre de Rupert est cédée au Canada
  • 1881 – petite épidémie de variole
  • 1882-1883 - Fort Chipewyan contourné par la piste de la CBH vers Athabasca Landing
  • 1886 – fin du transport par bateaux York
  • 1887 – grande famine
  • 1893-1898 - passage de chercheurs d’or en route vers le Klondike.
Compréhension
Un bilan montre la différence entre les recettes (pour les biens et services) et les dépenses (couts) dans une entreprise ou une zone commerciale. Le bilan est directement influencé par les conditions économiques environnantes et les hauts et les bas causés par les changements de conditions.
Habiletés et procédures
Faire un bilan du commerce à Fort Chipewyan de 1822 à 1898, en traçant les hauts et les bas du commerce total (profits vs pertes) par rapport aux hauts et aux bas des conditions.
Connaissances
Les trois questions économiques de base :
  • Que faut-il produire?
  • Comment produire?
  • Pour qui produire?
L’économie de marché : Type d’économie le plus souvent associé aux pays occidentaux, tels que le Canada et les États-Unis.

Principales caractéristiques d’une économie de marché :
  • est née avec l’essor du commerce dans les villes marchandes du Moyen Âge
  • comprend la propriété privée, la liberté de choix, la concurrence, l’intervention limitée des pouvoirs publics
  • les prix et les salaires sont fixés principalement par l’offre et la demande de biens et de services.
Compréhension
Toutes les économies répondent aux trois questions de base de manière différente et, dans le cas du Canada, l’économie est généralement régie par le marché avec une certaine participation du gouvernement pour promouvoir le partage des services et des ressources.

La rareté est la condition de ne pas pouvoir disposer de tous les biens et services nécessaires ou souhaités.

Dans une économie de marché, les consommateurs et les entreprises jouent un rôle déterminant dans la vie économique.
Habiletés et procédures
Analyser l’économie du Canada : Pourquoi l’économie du Canada est-elle souvent décrite comme une économie de marché mixte?

Comment le marché répond-il au problème de la pénurie? Qui prend la plupart des décisions économiques - les consommateurs ou les gouvernements?
Connaissances
L’Alberta a toujours été une économie de ressources, produisant des biens, des services et des idées dont les habitants de la province, du Canada et du monde entier ont besoin et qu’ils souhaitent. Les ressources et les produits comprennent le pétrole et le gaz, le charbon, le bétail, les céréales, la nourriture, le miel, le bois tendre.

Parmi les produits exportés figurent le pétrole et le gaz, le soufre, le ciment, la pierre, les minéraux et les combustibles.

Découverte de pétrole au puits Leduc n° 1 et le boum pétrolier de l’après-guerre.
Compréhension
Les ressources que l’Alberta produit ont changé au fil du temps.
Habiletés et procédures
Expliquer pourquoi l’Alberta est une région productrice de ressources de premier plan et pourquoi ses produits sont nécessaires ou recherchés dans d’autres parties du pays ou du monde.

Comparer les produits fabriqués en Alberta en 1945, 1980 et 2020.

Comment l’économie de l’Alberta s’est-elle diversifiée au fil du temps?

Pourquoi serait-il bon et nécessaire pour l’économie albertaine de continuer à se diversifier à l’avenir?
Connaissances
Les plaques tournantes du transport sont importantes pour le commerce et l’activité économique de l’Alberta et ont changé depuis les premières années jusqu’à l’époque moderne, passant des centres fluviaux et ferroviaires aux carrefours routiers et aux aéroports.
Compréhension
Les changements dans les moyens de transport peuvent affecter les endroits qui sont des plaques tournantes du transport, alors que l’économie albertaine et canadienne continue de se diversifier.
Habiletés et procédures
Déterminer et comparer les principales plaques tournantes du transport en Alberta en 1800, 1900 et 2000.

Faire une carte des principales plaques tournantes du transport en Alberta et retracer l’évolution de la situation dans cette province au fil du temps. Quels sont leurs liens avec le Canada et le reste du monde?
Connaissances
Régions économiques du Canada :
  • le Canada atlantique
  • le Québec
  • l’Ontario
  • l’Ouest
  • la Colombie-Britannique
  • le Nord.
La prospérité et la richesse d’une région peuvent être influencées par ses ressources, leur abondance et leur rareté, y compris les revenus, l’offre de main-d’œuvre, la qualité des terres et la saison de croissance.
Compréhension
Les circonstances géographiques peuvent avoir une incidence sur la propriété et le développement des régions et sur le fait qu’il s’agisse d’une région « nantie » raisonnablement riche ou d’une région sous-développée ou « non nantie ».

Des ressources limitées et/ou un accès difficile peuvent conduire à la rareté et au sous-développement de certaines régions et communautés.
Habiletés et procédures
Examiner les preuves : Comparer la production des régions économiques du Canada, en utilisant les derniers chiffres du produit intérieur brut (PIB) et du PIB par habitant pour chaque région.
  • Quelles régions sont les plus gros producteurs en termes de production?
  • Quelles régions ont le PIB par habitant le plus élevé et le plus faible?
  • Quelles sont les régions les plus diversifiées?
Déterminer et expliquer les disparités qui existent entre et au sein des régions économiques du Canada.
Idée organisatrice
Littératie financière : Les choix responsables visant à assurer une vie prospère pour soi-même, sa famille et la société sont soutenus par des habiletés et une compréhension des notions de gain, d'investissement, de dépenses, d'emprunt et de sécurité financière.
Question directrice
Quels sont les principes essentiels et les avantages de connaitre les bases pour faire des choix financiers sages et responsables?
Question directrice
Pourquoi l’élaboration d’un plan d’entreprise est-elle une bonne idée pour gérer une opération ou planifier un nouveau projet?
Question directrice
Pourquoi épargnons-nous et investissons-nous dans notre vie quotidienne?
Résultat d’apprentissage
Les élèves acquièrent des connaissances sur la gestion judicieuse de leurs ressources.
Résultat d’apprentissage
Les élèves élaborent un plan d’affaires pour soutenir la compréhension historique de la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique.
Résultat d’apprentissage
Les élèves étudient comment les décisions d’épargne et d’investissement sont prises et sont importantes pour les individus et une économie canadienne saine.
Connaissances
Être « intelligent en matière d’argent » est une habileté de base dans le monde d’aujourd’hui et il est important de pouvoir gérer son propre argent et ses propres ressources.
Compréhension
En prenant de bonnes habitudes pour prendre soin de vos biens dès votre plus jeune âge, vous pourrez utiliser vos ressources de la manière la plus efficace possible. Connaitre la valeur de l’argent et savoir comment le gérer est utile dans la vie quotidienne à la maison, à l’école et dans les activités extrascolaires.

Il existe de nombreuses façons de donner aux autres, que vous ayez de l’argent ou non, mais une bonne gestion de votre argent peut vous permettre de partager ou de donner à des causes méritoires.
Habiletés et procédures
L’argent personnel est important : Quel est l’argent qui est dépensé pour vous – par jour, par semaine, pendant un mois? Quelle proportion va aux besoins de base, aux divertissements ou aux activités ludiques? Faites-vous des réserves ou des économies au cas où vous en auriez besoin plus tard? Partagez-vous avec d’autres personnes?

Discuter de la manière dont l’épargne peut commencer dès le plus jeune âge. Une personne n’a pas besoin d’attendre d’avoir plus d’argent ou d’être plus âgée pour commencer à épargner.
Connaissances
Les caractéristiques d’un plan d’entreprise sont les suivantes :
  • le type d’entreprise
  • la description de l’entreprise
  • les couts
  • le marché
  • le suivi des recettes et des dépenses
  • le profit.
Compréhension
Planification et gestion : l’utilisation d’un plan d’entreprise comprend l’étude des avantages par rapport aux couts et aide les entreprises à mieux réussir.
Habiletés et procédures
Déterminer les caractéristiques de base d’un plan d’affaires.

Expliquer comment un plan d’affaires aide à orienter la prise de décision dans une entreprise ou dans la réalisation d’un nouveau projet.

Poser des questions : Comment votre famille ressemble-t-elle ou non à une entreprise (budget, couts, bénéfices)?
Connaissances
Les bases de la banque : L’épargne et l’investissement ont leur propre vocabulaire dont les termes :
  • compte bancaire
  • épargne
  • chèque
  • solde
  • dépôt
  • retrait
  • dette
  • frais de service
  • carte de débit
  • carte de crédit
  • intérêt
  • transaction électronique.
La première banque du Canada a été la Banque de Montréal, fondée en 1817.
Compréhension
Les services bancaires en ligne et les guichets automatiques de banque (GAB) sont des outils qui peuvent aider à acquérir des habiletés et à prendre des décisions en matière d’argent.
Habiletés et procédures
Acquérir une culture financière : Examiner un compte bancaire dans sa famille ou un exemple venant d’ailleurs et une version imprimée de transactions.

Quel est le but de l’épargne? Comment l’épargne peut-elle vous aider à atteindre un objectif personnel? Donner quelques exemples de ce qui pourrait être possible.
Connaissances
Valeur de l’épargne – pour les achats souhaités et pour l’aide pendant les « temps difficiles » (lorsque des pertes sont subies et que d’autres ont besoin de votre aide).
Compréhension
L’épargne fait partie d’une planification personnelle judicieuse. Elle vous permet d’épargner pour des achats plus importants et s’avère également utile lors d’un « temps difficile » ou d’une période de pertes financières vous affectant, vous ou les membres de votre famille.
Habiletés et procédures
Organiser une fête pour votre classe avec un budget de 100 $. Combien dépenseriez-vous pour la nourriture afin que tout le monde en ait assez? Combien pour les activités ludiques? S’il vous reste de l’argent et qu’il vous appartient de décider, qu’en feriez-vous?
Connaissances
Un plan d’entreprise est un document qui résume les plans de réalisation des projets dans le temps. Les plans comprennent normalement les éléments suivants : type d’entreprise, description de l’entreprise, couts (construction), marché (clients potentiels), sources de revenus (financement, billets), couts (terrain, rails, pistes, ingénieurs et travailleurs) et bénéfices éventuels.

La construction du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP) était le plus grand projet commercial de l’époque.
Compréhension
L’élaboration d’un plan d’entreprise contribue à assurer le succès d’une entreprise ou d’un projet, grand ou petit, en évaluant les avantages potentiels (gains) et les couts éventuels (pertes).
Habiletés et procédures
Faire un plan d’affaires pour planifier la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique (1881-1885). Ce sera un plan risqué pour gérer efficacement les ressources et limiter les pertes initiales au minimum. Quels sont les couts et les avantages en termes économiques et humains?

Choisir un exemple contemporain de soutien gouvernemental au développement régional. Pourquoi les gouvernements apportent-ils leur soutien?
Connaissances
Intérêts sur les dépôts et les investissements : La formule de calcul des intérêts comprend le capital (taille du dépôt), le taux d’intérêt et la durée du dépôt.
Compréhension
Les intérêts sur l’argent des fonds d’épargne ou d’investissement peuvent vous être versés ou être gagnés et conservés dans son compte.
Habiletés et procédures
Faire la distinction entre les dépôts et les prêts : Déterminer les situations dans lesquelles un individu peut toucher des intérêts ou payer des intérêts.

Calculer les intérêts à rembourser sur un prêt bancaire.
Connaissances
Payer des biens et des services : l’argent (monnaie et billets de banque/billets d’un dollar/cartes de crédit) est utilisé pour acheter des biens aujourd’hui. Flashback – le troc de biens et de produits a conduit à l’introduction de l’argent.

Argent de poche : les consommateurs d’aujourd’hui ont beaucoup plus de choix qu’à l’époque coloniale : ils peuvent dépenser (pour une voiture ou un iPhone), épargner (pour une maison), investir (dans une entreprise) et faire un don (à une œuvre de bienfaisance ou à une bonne cause).

Choisir de garder un peu d’argent pour plus tard (se payer d’abord) avant de le dépenser peut être un premier pas important vers des choix monétaires prudents et une habitude judicieuse pour la vie.
Compréhension
Le choix lié à l’argent implique d’échanger une chose contre une autre.

Le résultat d’un choix lié à l’argent peut avoir des conséquences qui peuvent être à la fois intentionnelles et non intentionnelles.

Emprunter de l’argent pour acheter des biens comporte des risques et des avantages. Prêter de l’argent, c’est la même chose. Emprunter plus que ce que vous pouvez vous permettre n’est pas judicieux.
Habiletés et procédures
Faire une liste des nombreuses formes de monnaie dans l’économie actuelle : pièces, billets, plastique, électronique.

Poser une question : Que se passe-t-il lorsqu’une colonie/province/famille vit au-dessus de ses moyens (elle emprunte de l’argent et dépense plus qu’elle ne gagne en revenus)?
Connaissances
Prêts : Argent emprunté à d’autres, y compris à des banques et à des institutions financières : Le prêt peut provenir de la famille, d’amis, d’institutions ou de services financiers alternatifs.
Compréhension
Les emprunts sous forme de prêts peuvent couter de l’argent sous forme d’intérêts sur le montant emprunté et pendant la durée de l’accord.
Habiletés et procédures
Faire preuve de sagesse en empruntant de l’argent à d’autres, y compris aux banques.
  • Pourquoi est-il judicieux de traiter avec des banques à charte ou des coopératives de crédit?
  • Pourquoi les « prêts sur salaire » sont-ils risqués et couteux?
Connaissances
Investissements : Placer de l’argent dans des fonds d’investissement, des actions et des obligations peut être un moyen de gagner de l’argent pour les investisseurs avertis.
Compréhension
Les intérêts perçus peuvent varier considérablement en fonction de l’investissement et du risque estimé associé au dépôt ou à l’investissement. Certains investissements sur le marché sont « à haut risque » et d’autres « à faible risque » ou « sans risque ».
Habiletés et procédures
Calculer les intérêts sur les différents comptes et investissements :
  • Quel est l’intérêt payé sur les comptes de chèques, les comptes d’épargne et les dépôts à terme ordinaires?
  • Quand l’épargne devient-elle un investissement?